"Lay your heart down the ends in sight.
Conscience begs for you to do what's right.
Everyday it's still the same dull knife,
Stab it through and justify your pride."On souffre, on rit faussement, on pleure de notre hypocrisie, on le dévore des yeux, on lui sourit dès que son regard croise le notre. On sent notre coeur se retourner, on devient fébrile, on a envie de le toucher, de l'effleurer du bout des doigts, de l'effleurer du bout de nos lèvres. On le laisse nous prendre dans ses bras, on sourit de cette ivresse de joie, on profite de ce moment éphémère. On regrette qu'il s'éloigne déjà, on le fixe jusqu'à ce qu'il disparaisse, on soupire de désespoir, on murmure les mots qu'on aimerait lui dire quand il est là, on se rappelle son odeur enivrante. On serre nos bras contre notre poitrine, on baisse le tête, on laisse nos larmes couler. On revoit son image, on sourit inconsciemment pendant que des perles en diamant roulent sur nos joues. On relève la tête, on observe le ciel, on le prie silencieusement, on l'implore de toutes nos maigres forces, on espère vainement. On voudrait tellement que nos rêves soient réels, on voudrait tellement que ses lèvres effleurent les nôtres, on voudrait tellement que sa bouche si exquise murmure les mots que l'on attend depuis si longtemps, on voudrait tant que ses rires et son sourire soient présent sur son visage grâce à nous. On espère tant de choses, on voit tant d'espoirs s'effondrer, on sent au fond de nous que c'est vain. On fait face, on sourit devant lui, on continue d'être hypocrite.
On souffre, on rit faussement, on pleure de notre hypocrisie...